
Ceci (n’)est (pas) un album de musique pop.
La dernière personne du singulier est un exercice de style qui tient à la fois de l’hommage et du pastiche. Le défi d’un compositeur de musique concrète qui s’est donné pour but d’enregistrer des chansons qui auraient pu l’être dans les années 1960. À l’époque du Sgt. Pepper des Beatles.
Sa musique fait appel à tous les ingrédients du psychédélisme. Les orgues de fête foraine. Les percussions qui carillonnent et qui tintinnabulent. Les effets spéciaux qui évoquent la science-fiction d’autrefois – les promesses non-tenues de l’an 2000. Autant de caractéristiques qui en font l’équivalent sonore d’une bande dessinée.
Parce qu’il fallait des paroles pour habiller ces comptines électriques, les chansons de l’album sont hantées par des personnages solitaires et/ou marginaux. De la Rue du Cinq-mars à la La Ville aux neuf portes, chacune d’entre elles évoque l’atmosphère de ces sous-préfectures où l’ennui est le plus puissant carburant du rêve.
En somme, paroles et musique résultent d’une volonté de fabriquer en laboratoire, avec une naïveté calculée, ce qui fait le sel de toutes les adolescences.
FACE A
1. Capitaine Nulle part
2. L’Appel de la métaphore
3. Vendredi
4. Le Manège
5. Si ce n’est pas de la magie
6. Les Jours de pluie
7. Professeur Y

Paroles et musique : Ludovic FRESSE
Réalisation : Ludovic FRESSE (voix, instruments et accessoires divers, outils électroacoustiques), avec la participation amicale d’Antoine LEVY (trompette sur 1), Nelly STOCKY (flûte traversière sur 6) et Georges-King NJOCK-BÔT (basse électrique sur 13).
FACE B
8. Rue du Cinq-mars
9. L’Homme le plus normal du monde
10. La Cantatrice aux yeux d’ambulance
11. Ami (les Loups-garous d’antan)
12. Dans les limbes du peut-être
13. Je ne suis qu’un chien
14. La Ville aux neuf portes

Un grand merci à Ivan GRUSELLE pour son accueil à l’Espace MOTU et pour le prêt de sa collection d’instruments d’ici et d’ailleurs.
Enregistré à Verdun et Strasbourg avec le studio Humanum Est.

